Quels sont les différents types d’hypnose ?
Il existe plusieurs familles d’hypnose, et elles ne servent pas exactement aux mêmes objectifs. L’hypnose ericksonienne (indirecte, métaphorique) est la plus utilisée en cabinet pour la thérapie brève : anxiété, phobies, sommeil, douleur, confiance. L’hypnose classique (directe) est plus dirigiste et plus adaptée à des objectifs très ciblés chez des personnes réceptives. La nouvelle hypnose / PNL est orientée performance et apprentissages (préparation mentale, entreprise, communication). L’auto-hypnose sert à stabiliser l’attention et réguler les émotions au quotidien. L’hypnose humaniste s’apparente davantage à une pleine conscience augmentée, utile pour l’exploration de soi et le sens.
Pourquoi il existe plusieurs types d’hypnose
Dire “l’hypnose” au singulier est pratique, mais c’est imprécis. En réalité, il existe des styles de pratique différents, qui se distinguent surtout par : (1) le degré de directivité (direct vs indirect), (2) la place donnée à l’inconscient et aux images, (3) l’orientation “thérapie” ou “performance”, et (4) la part d’autonomie demandée à la personne.
Pour décider sans te perdre, pars d’un critère simple : quel est ton objectif observable ? “Dormir plus vite”, “diminuer l’angoisse”, “arrêter une habitude”, “réussir une prise de parole”, “retrouver un état de calme à la demande”. Ensuite, choisis l’approche qui produit ce résultat avec le moins de friction. Ce n’est pas une histoire de mode, c’est une histoire d’adéquation.
Hypnose classique : directe, rapide, mais moins souple
L’hypnose classique (souvent appelée “directive”) utilise des suggestions directes et un cadre très guidé. Elle a été popularisée par la tradition du XIXe siècle et par l’hypnose de spectacle, même si elle peut aussi être utilisée dans un cadre d’accompagnement. Son avantage : quand la personne est très réceptive et que l’objectif est simple, l’effet peut être rapide.
Sa limite principale est relationnelle : si la personne a besoin d’un cadre très sécurisant, d’une compréhension fine, ou d’une sensation de contrôle, l’approche directive peut créer des résistances. Repère pratique : si tu cherches une approche “soupésée, métaphorique, personnalisée”, l’ericksonienne est souvent plus adaptée.
Hypnose ericksonienne : la référence en hypnose thérapeutique
L’hypnose ericksonienne s’appuie sur un langage indirect, des métaphores et des recadrages. Le praticien ne “force” pas : il crée un contexte où la personne peut mobiliser ses ressources et modifier ses automatismes. C’est l’approche la plus utilisée en thérapie brève pour : stress, anxiété, phobies, sommeil, douleur, confiance, habitudes.
Ce qu’elle change concrètement : elle agit sur l’état interne (calme, sécurité), puis sur la représentation (images mentales, scénarios anticipés), puis sur le comportement (nouvelle réponse). C’est ce trio (état → représentation → action) qui rend l’ericksonienne particulièrement efficace quand le problème est une réaction involontaire : panique, évitement, tension, ruminations, auto-sabotage.
Pour approfondir, tu peux aussi lire : Les idées reçues sur l’hypnose et Hypnose vs psychothérapie.
Nouvelle hypnose & PNL : performance et apprentissages
La nouvelle hypnose et la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) sont souvent choisies quand l’objectif est : performance, apprentissage accéléré, communication, leadership, prise de parole, préparation mentale (sport ou entreprise). On travaille davantage sur la structure : comment tu fabriques ta motivation, ton focus, ton stress, ton passage à l’action.
Concrètement, on installe des “routines” et des déclencheurs : respiration rythmée, ancrage corporel, projection réussie, répétition mentale, ajustement des croyances opérationnelles (“je peux faire X, étape par étape”). C’est une approche particulièrement utile quand le blocage est : “je sais quoi faire, mais je n’arrive pas à le faire au moment clé”.
Auto-hypnose : autonomie, attention, émotions
L’auto-hypnose consiste à entrer volontairement dans un état de focalisation et de détente pour réguler ton système nerveux. C’est l’outil le plus durable : tu ne dépends pas d’une séance pour retrouver le calme, le focus ou une sensation de sécurité. Elle est utile pour : stress, sommeil, concentration, émotions, préparation mentale.
- Objectif : retrouver un état optimal à la demande.
- Technique : respiration + imagerie + suggestion + ancrage.
- Fréquence : 5–10 minutes, plusieurs fois par semaine, suffit souvent à stabiliser.
L’auto-hypnose ne remplace pas toujours un accompagnement (notamment si l’objectif est complexe), mais elle consolide les changements et réduit les rechutes.
Hypnose humaniste : conscience augmentée et sens
L’hypnose humaniste se rapproche d’une pleine conscience augmentée plutôt que d’une transe classique. La personne reste très éveillée et active. Elle relie sensations, émotions et symboles dans une approche globale. Elle peut convenir à des demandes de sens, d’estime, de cohérence, ou à une exploration de soi structurée.
Comment choisir : repères concrets
Pour choisir efficacement, utilise une grille directe : objectif → approche → entraînement. Le choix n’est pas “quelle hypnose est la meilleure”, mais “quelle stratégie produit mon résultat avec le plus de stabilité”.
- Thérapie brève (anxiété, phobies, sommeil, douleur, habitudes) : ericksonienne.
- Performance (oraux, sport, entreprise, management) : nouvelle hypnose/PNL + auto-hypnose.
- Exploration / sens : humaniste et approches de conscience.
- Objectif ultra-ciblé + forte réceptivité : la classique peut être pertinente.
Un autre repère simple : si tu veux “aller vite”, évite de multiplier les méthodes en parallèle. Choisis une approche, applique-la, mesure, ajuste.
Mini plan d’action : décider et s’entraîner
- Définis un résultat observable : “je dors avant 23h30”, “je prends l’ascenseur”, “je parle 1 fois en réunion”.
- Choisis l’approche : ericksonienne (thérapie), PNL (performance), auto-hypnose (autonomie), humaniste (sens).
- Installe une pratique : 7 jours minimum, 5–10 minutes par jour (respiration + ancrage + projection).
- Mesure : note 0–10 (stress, confort, blocage) pour vérifier que ça progresse.
En résumé
Les types d’hypnose se distinguent par leur style et leur objectif. L’ericksonienne est la base la plus polyvalente en thérapie brève. La nouvelle hypnose/PNL excelle pour la performance et les apprentissages. L’auto-hypnose construit l’autonomie au quotidien. L’humaniste est pertinente pour le sens et l’exploration. La classique est plus directive et convient à certains profils et objectifs ciblés.
FAQ – Types d’hypnose
Quelle hypnose choisir pour l’anxiété et les phobies ?
En pratique, l’hypnose ericksonienne est souvent privilégiée : métaphores, ancrages, désensibilisation graduée. La PNL et l’auto-hypnose complètent pour la préparation mentale et l’autonomie.
Combien de séances faut-il généralement ?
Sur un objectif ciblé, compte souvent 3 à 6 séances avec entraînement entre les rendez-vous. Les situations plus complexes peuvent demander plus de temps, parfois en complément d’un suivi médical.
L’auto-hypnose suffit-elle seule ?
Elle est très efficace pour stabiliser l’état interne et consolider un changement. Si le blocage est ancien, intense ou multifactoriel, un accompagnement cadre plus vite et plus solidement.
Différence entre hypnose classique et ericksonienne ?
La classique est plus directe/dirigiste. L’ericksonienne est indirecte, métaphorique et respecte davantage le rythme et les représentations de la personne.
Hypnose et coaching : quand les associer ?
Quand l’objectif exige un plan d’action (décisions, comportements) et une régulation de l’état interne (stress, auto-censure). Le coaching structure l’action ; l’hypnose désamorce les freins.
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