Hypnose, pourquoi ça ne marche pas ?

 

 

 

 

L’hypnose est une pratique aux multiples vertus. On l’utilise de plus en plus en thérapie, pour arrêter de fumer, accompagner une perte de poids, ou traiter toutes sortes de troubles ou de phobies. Mais elle est également de plébiscitée en milieu hospitalier, notamment pour lutter contre la douleur.

Cependant, un grand nombre d’individu restent dubitatifs quant à l’efficacité de cette pratique, qu’ils associent au monde du spectacle et de la magie, ou aux émissions de télé. Pourtant, des études scientifiques ont démontré que cet état de conscience provoque des effets sur notre cerveau, dans la zone liée à l’inconscient. Sans parler des nombreux témoignages de praticiens et de patients, convaincus par les bienfaits de l’hypnose.

Vous avez vécu une séance d’hypnose qui s’est avérée inefficace ? Explications.

 

L’hypnose, comment ça marche au juste ?

L’hypnose est un état modifié de conscience (EMC) que les scientifiques peinent encore à définir. L’objectif de l’état d’hypnose est d’accéder à l’inconscient d’un individu, dans le but d’y induire un changement, par exemple. Même si l’hypnose peut s’apparenter à un rêve, il ne s’agit en aucun cas d’un état de sommeil. On parle plus d’un état de relaxation profonde, proche de la méditation. C’est un état naturel, dans lequel nous sommes plongés chaque jour, sans même nous en rendre compte.

Lorsqu’une personne est hypnotisée, toute son attention se focalise sur un seul point précis, ce qui est impossible à l’état de vigilance normale. Elle peut alors se concentrer sur sa réalité intérieure, et faire abstraction de ce qui l’entoure, pour communiquer avec son inconscient.

On distingue plusieurs types d’hypnose : l’hypnose classique, utilisée aussi bien pour les spectacles que pour les thérapies, l’hypnose ericksonienne, privilégiée dans le cadre de thérapies, et enfin l’hypnose rapide et instantanée, que l’on va utiliser pour des spectacles. Dans tous les cas, c’est une pratique qui ne présente aucun danger.

 

Sommes-nous tous réceptifs à l’hypnose ?

D’après une étude menée à l’université de Stamford, seul 5 % de la population serait réfractaire à l’hypnose. Par ailleurs, 10 % de la population parviendrait à entrer rapidement en état d’hypnose profonde. Toutefois, il n’y a toujours pas d’explication à ce phénomène, car rien ne prouve la relation entre la personnalité d’un individu et sa sensibilité à l’hypnose.

A noter qu’il est impossible de pratiquer l’hypnose sur les enfants de moins de 7 ans, tout simplement car leur inconscient n’est pas encore formé. De plus, l’hypnose sera inefficace sur des personnes en état d’ébriété ou des déficients mentaux, car ceux-ci ne sont pas en mesure de percevoir le langage hypnotique. Mais hormis ces exceptions, l’hypnose fonctionne sur une grande majorité des individus.

 

L’hypnose fonctionne-t-elle si je n’y crois pas ?

Ainsi, pratiquement tout le monde est sujet à l’hypnose, même les personnes sceptiques. La raison à ce phénomène est que nous possédons tous un conscient, un inconscient et un subconscient. Dans la vie, c’est notre inconscient qui est aux commandes, et nous pouvons tous l’atteindre par l’hypnose.

Certes, cela peut prendre plus de temps de trouver la technique et le langage hypnotique adéquats pour les personnes les plus résistantes. Mais sachez que lorsqu’une personne déclare qu’elle ne croit pas du tout en l’hypnose, c’est son conscient que s’exprime. L’hypnotiseur devra alors trouver la bonne méthode pour contourner ces barrières et accéder à son inconscient. A l’inverse, il ne suffit pas d’y croire pour que l’hypnose fonctionne du premier coup. Des personnes convaincues des effets de l’hypnose n’arrivent pas à y parvenir, car elles ont du mal à lâcher prise par exemple.

 

Comment expliquer qu’une séance d’hypnose ait été inefficace ?

Le choix du praticien

Premièrement, cela peut venir du praticien. Il est primordial de choisir un hypnothérapeute agréé, et de prendre le temps de se renseigner sur les différents praticiens de votre région, de consulter des avis, etc. Cela vous permettra de vous faire une idée de son style et des approches qu’il privilégie. N’hésitez pas à l’appeler ou à le rencontrer une première fois avant de démarrer vos séances, pour discuter de vos attentes. Par ailleurs, au-delà des techniques utilisées et du professionnalisme du praticien, il est important d’établir une relation de confiance et de qualité pour que la thérapie soit efficace.

Pour bien choisir votre praticien, il convient également de connaitre la différence entre un hypnothérapeute et un hypnotiseur. Le premier dispose d’une formation dans le domaine de la santé, et sait soigner et accompagner un patient vers la résolution de son problème, tandis qu’un hypnotiseur désigne une personne capable de provoquer l’état d’hypnose. Ainsi, le contexte et leurs buts sont bien différents.

L’état d’esprit du patient

L’inefficacité de la séance peut aussi provenir du patient et de sa résistance. En effet, si vous avez tendance à trop analyser ce que vous dit l’hypnothérapeute au lieu de vous laisser aller, il faut changer votre état d’esprit. Il faut pouvoir accueillir la proposition du praticien pour être réceptif. A lui ensuite d’adapter sa méthode en fonction de votre réceptivité. De plus, pour obtenir des résultats, il faut avant tout que le patient soit motivé à atteindre son objectif, pour de bonnes raisons.

Enfin, il faut parfois savoir faire preuve d’un peu patience : pour arrêter de fumer, seules deux ou trois séances peuvent suffire, mais d’autres troubles, comme arrêter le grignotage, peuvent en nécessiter davantage.

Si vous demeurez sceptique quant à l’efficacité de l’hypnose mais que votre problème persiste, le mieux à faire reste de retenter l’expérience. Même si une séance est inefficace, sachez que l’hypnose ne présente aucun risque pour votre santé, et n’aura aucun effet nocif sur vous.